Réglages

Loin de moi de l’idée de maitriser toutes les subtilités de l’engin, je me livre donc à ce périlleux exercice. Je vais donc ici détailler comment je règle mon bateau, d’autres personnes plus confirmées que moi pourront compléter cet article.

  1. Pour commencer les réglages à terre.

Il y a deux principaux réglages à ne pas négliger à terre.

Cela peut paraitre évident mais l’inclinaison du mat joue un rôle important dans la marche du bateau. Dans le petit temps mettre le mat droit va permettre au bateau d’abattre tout seul, donc de privilégier la vitesse au cap. Par contre dès que le vent monte il faut mettre le mat plus sur l’arrière afin de faire du cap. Attention, mettre le mat trop vite sur l’arrière va freiner le bateau au portant en limitant sa VMG.

Autre point à régler à terre, la tension du gréement, dans le vent faible à moyen une tension de gréement à 16 suffira par contre dans un vent plus soutenu, il ne faut pas oublier de relacher un petit peu la tension de l’étai (12). Cela permet au gréement de s’ouvrir un peu dans les surventes. Tout ça est théorique, les australiens naviguent tout le temps avec un tension à 19 et ca marche!!!

Pour vérifier la quete de mon bateau, je me mets au près et je lache la barre, si le bateau abat c’est que le mat est trop sur l’avant si au contraire le bateau lof tout seul c’est qu’il y a trop de quete.

  • Le près.

Si l’on commence par les réglages de voile, au près l’objectif est d’aplatir la voile en haut et garder du creux en bas. Donc dès 10 noeuds de vent je prends le cunningham à 80% du maximum. Pour voir le réglage, regarder la marge qu’il reste sur le bord d’attaque de la voile entre les barres de flèche et le haut de la fenêtre. En prenant à fond le cunningham le haut de la voile peut s’inverser, ca peut avoir un intérêt si vraiment il y a trop de vent (ça dépends des voiles).

Pour ce qui est du hale-bas, le manuel d’utilisation du bladerider disait je crois quelque chose comme : Toujours reprendre un peu plus de hale bas que nécessaire. Cela s’explique par le fait que le bateau créé beaucoup de vent apparent donc le vent va à la meme vitesse sur le haut du profil de la voile que sur le bas. Il ne faut donc surtout pas vriller la voile, mais au contraire garder la chute bien droite pour avoir un maximum de puissance. Le réglage de la bordure se fait comme ceci: Il doit être possible de mettre une main entre la bordure de la voile et la bôme. De cette manière la voile reste un peu creuse en bas et bien plate en haut.

La navigation au près se fait contre-giter, le barreur a fond au rappel et l’aile au vent parallèle à l’eau. C’est une position un peu compliquée à tenir au début mais elle permet au bateau d’avoir le meilleur cap au près. Pour avoir une bonne vitesse au près, le bateau doit naviguer au mis hauteur à peu près, donc il faut allonger ou diminuer le rod de dérive pour régler l’altitude et relacher l’élastique du palpeur dans le petit temps pour aider le bateau. Bien sur, cela va dépendre de l’état de la mer, mais d’une manière générale, il faut ajouter un peu de portance au bateau jusqu’à réussir à le faire légèrement piquer du nez. La position du barreur doit etre la plus avancée possible afin de soulager l’arrière et de faire abattre le bateau. Il ne faut surtout chercher à faire du cap au près, mais plutot essayer de relancer le bateau pour le faire accélérer, le bateau ira plus vite et fera du cap!!!

  • Le portant.

C’est au portant que tout s’accélère… La démarche est ici inversée, il faut maintenant chercher à descendre dans le vent. Bien que la voile fonctionne toujours en régime laminaire. Il faut donc choquer le hale-bas pour vriller le haut de la voile. Elle va donc s’ouvrir dans le haut et faciliter l’abattée. D’une manière générale je choque du hale-bas et du cunningham surtout dans le petit temps. Le bateau va à peu près à la vitesse du vent au portant, il créé donc encore beaucoup de vent apparent, la grand voile doit donc être bordée (la bôme dans le coin de l’aile) presque comme au près. Quand le vent monte je choque un petit peu de hale-bas pour soulager le bateau et je garde le cunningham bordé.

Si la mer est plate, il faut faire voler le bateau le plus haut possible. Si il y a des vagues, la tendance sera plutot de chercher à contrôler l’engin, surtout si il y a du vent. Le bateau va peut être voler un petit peu moins haut, mais il ne va pas partir en spinout. Si je sens que mon bateau va décrocher en haut d’une vague je sur-borde la GV pour le ralentir . Après c’est une question d’appréciation, il faut savoir que plus le bateau est haut sur l’eau, moins il y a de trainée dans l’eau donc plus il va vite et plus il descends dans le vent. Il faut donc jongler avec les paramètres vitesse/hauteur/abatée.

Le barreur est légèrement reculé par rapport au près, le corps est rentré. Dans le vent faible, le barreur sera d’autant plus reculer que l’on cherchera à soulager l’avant du bateau pour décoller. Je m’assois donc sur le trampoline, un pieds de chaque coté de la pantoire pour centrer les poids.  Le safran aura ici une portance négative pour faire voler haut le bateau. Je ne me pause pas trop de question au portant je mets la portance à fond dans le négatif, peu importe la force du vent, après si le bateau vole trop cabré je rajoute du positif. La conduite du bateau devra se faire toujours contre-giter pour avoir une vitesse maximum.

 

Pour finir voici les polaires d’un moth en 2010. Ca évolue un peu avec le temps mais ca donne un ordre d’idée.

Et pour finir, 2 articles écrit par Rohan Veal sur les réglages du bladerider et sur les reglages en course.

Go to Top